Links of the week 29-04-08
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Les Tantines les filles qui parlent aux autres filles ou aux hommes des hommes
Etre Aimé
Etre Aimé
Ton cahier d’un retour au pays Natal m’a donné des maux de tète au Lycée
Ton Discours sur le colonialisme m’a ouvert les yeux
Ta saison au Congo a fait de moi un révolté
Pour Toi j’ai bravé la fatigue, le froid, la pluie et le vent pour te rendre hommage à la Sorbonne
Au moment où toute la république qui n’était pas spécialement tienne te rend ce qu’il convient d’appeler un dernier hommage, je te souhaite moi le pauvre africain loin de chez lui mais proche de chez toi, une bonne route vers ta dernière demeure.
Adresses un salut particulier à tous ceux qui t’ont précédé mais saches que tu resteras toujours la voix des sans voix.
Etre Aimé,
Tu as laissé Pierre Aliker ton compagnon
Tu as laissé ton peuple seul
Tu as laissé les sans voix sans porte parole
Etre Aimé
Tu as rejoint la Sainte Trinité de la Négritude: Damas, Senghor, Césaire
Les Morts ne sont pas Morts Repose en Paix Aimé
Orange Cameroun lance sa LIVEBOX
Vous ne connaissez pas la LiveBox? Cette petite boite fournie par Orange à ses abonnés ADSL en Europe? Eh bien elle a été lancée au Cameroun il y’a quelques jours. Ce modem ADSL qui permet aux opérateurs de proposer des services de TriplePlay (Internet, Téléphonie, Television) a été crée en réaction a la Freebox de l’opérateur free.
Orange Cameroun a mis les grands moyens pour lancer sa Livebox au cameroun: campagne de presse, affiches, conférence de presse la présence du top management. Grace à la LiveBox vous pourrez vous connectez à la maison, en mobilité et au bureau peu importe votre réseau: mobile, Wimax ou réseau d’entreprise. Voici les trois offres Orange: Internet Mobile, Grand Public, Entreprises
Les points positifs sont la gratuité de l’installation et de la mise en service pour toutes les offres, le contrôle parental pour les particuliers, l’adresse IP fixe offerte ainsi que la protection avec un Antivirus et un Antispam. Par contre les prix sont prohibitifs même si l’entreprise dit vouloir “démocratiser” ce service, en pratiquant “les plus bas prix possibles” selon son directeur général Philippe Luxcey. J’aimerais bien qu’il m’explique pourquoi l’ADSL 512 est à environ 20000FCFA/mois au Sénégal et à 1,2 Millions/mois au Cameroun?
Le lancement de la Livebox annonce l’arrivée prochaine du doubleplay (Internet, Téléphone) si ce n’est le Tripleplay. J’attends maintenant la réaction des autres fournisseurs (MTN, Camtel).
Brevets et accès aux technologies énergétiques propres dans les pays en développement
Pour que le monde puisse faire la transition vers une économie à faible émission de carbone, il importe que les technologies de production d’énergie renouvelable lui soient accessibles. Le système de la propriété intellectuelle est souvent montré du doigt comme étant un obstacle, à cet égard, pour les pays en développement. Dans une étude réalisée pour le Centre international pour le commerce et le développement durable (ICTSD), John Barton, professeur de droit à l’université Stanford, s’est penché sur la question de savoir si la propriété intellectuelle constitue un goulet d’étranglement pour les secteurs de l’énergie solaire, des biocarburants et de l’énergie éolienne. Il résume ses conclusions dans l’article ci-après, notamment en ce qui concerne le Brésil, la Chine et l’Inde. NDLR: mais ceci vaut aussi pour les pays africains
L’industrie pharmaceutique est un secteur dans lequel les brevets ont souvent une incidence importante sur les prix. En effet, lorsqu’il n’existe aucun produit de remplacement pour un nouveau médicament, le titulaire du brevet est en position de force et peut donc parfois exiger un prix nettement supérieur à son coût de production. En revanche, les trois secteurs énergétiques examinés ici (solaire photovoltaïque, biomasse et éolien) sont fondées sur des technologies dont la protection est depuis longtemps échue. Les brevets, dans ces domaines, ne portent généralement que sur des perfectionnements ou des caractéristiques particulières. De nombreux produits brevetés sont donc en concurrence, d’où il résulte des prix moins élevés que les redevances et augmentations qui seraient exigées dans une situation de monopole. Qui plus est, la concurrence s’exerce non seulement entre sociétés d’un même secteur, mais aussi entre les secteurs et entre les autres sources de carburant ou d’électricité.
Le secteur photovoltaïque
Le secteur photovoltaïque est fondé sur la fabrication et le traitement de cellules de silicium destinées à être exposées à la lumière du soleil afin de produire de l’électricité. Il se compose d’un certain nombre d’entreprises organisées, d’une manière informelle, en oligopole et dont les cinq plus importantes tiennent environ 60 % du marché. Un pays en développement a donc toutes les chances d’avoir accès à la technologie de base (cellules de silicium), même en présence de brevets.
De la même manière, si une entreprise d’un pays en développement souhaite entrer dans ce domaine en tant que producteur, il est probable qu’elle pourra se faire concéder une licence à un prix raisonnable, compte tenu du nombre élevé des fabricants qui y sont établis. On peut citer à cet égard les exemples de Tata-BP Solar, une société indienne créée sous forme de coentreprise, et de Suntech, une société chinoise qui a non seulement mis au point ses propres technologies, mais aussi racheté des entreprises de pays développés.
Les biocarburants
La principale technique de production de biocarburants consiste à convertir du sucre ou du maïs en éthanol. Comme précédemment, l’accès des pays au développement aux technologies en place est relativement facile. Le Brésil est d’ailleurs depuis longtemps un chef de file dans ce domaine.
Les choses se compliquent en ce qui concerne les biocarburants de l’avenir. De nombreux efforts, financés par les gouvernements et les investisseurs privés, sont en effet en cours pour découvrir de nouveaux procédés, enzymes ou micro-organismes permettant de produire des biocarburants qui ne sont pas encore facilement disponibles pour un tel usage. Cela donnera lieu à de nombreux brevets. Cependant, la production est nécessairement décentralisée, et les méthodes de fabrication de biocarburants sont en concurrence, de même que les carburants de deuxième génération. Il est donc probable, une fois encore, que les titulaires de brevets seront disposés à concéder des licences sur leur technologie dans ces domaines et que les redevances correspondantes ne resteront pas élevées pendant très longtemps.
Certaines étapes du processus de production des biocarburants ont donné lieu à des litiges pour atteinte au droit des brevets, de même que les normes relatives aux carburants. Cela étant, les principaux obstacles rencontrés par les pays en développement n’auront probablement par rapport à la propriété intellectuelle, mais aux tarifs douaniers et autres barrières élevées sur les marchés internationaux du sucre et de l’éthanol. Les États-Unis d’Amérique appliquent, par exemple, un tarif sur l’éthanol brésilien, lequel est moins coûteux – au sens économique et environnemental – que l’éthanol américain à base de maïs.
Le secteur éolien
L’industrie éolienne et plus concentrée que celle des cellules photovoltaïques. Elle est en effet dominée à 75 % par quatre sociétés. La concurrence est toutefois suffisamment vive, dans ce secteur, pour permettre aux pays en développement de créer des fermes éoliennes et de les équiper sur les marchés internationaux sans que cela entraîne des coûts de propriété intellectuelle prohibitifs.
L’entrée des pays en développement eux-mêmes dans le domaine des turbines éoliennes pourrait cependant s’avérer plus difficile. Les actuels chefs de file de cette industrie sont en bonne position et hésitent à partager leur technologie, de peur de donner naissance à de nouveaux concurrents. D’importantes batailles de brevets ont été menées dans ce secteur aux États-Unis d’Amérique. Certains accords de transfert de technologie ont en outre donné lieu à des difficultés au niveau de l’ingénierie. La Chine et l’Inde ont néanmoins réussi toutes deux à établir des entreprises importantes au cours des 10 dernières années. La principale firme indienne a racheté plusieurs concurrents dans les pays développés.
Exportations, rachats d’entreprises et propriété intellectuelle
Pour résumer, il ne semble pas exister d’obstacles de propriété intellectuelle importants susceptibles d’empêcher le monde de bénéficier d’une réduction des émissions carbonées dans les pays en développement. Les choses sont un peu moins claires en ce qui concerne la possibilité, pour les pays en développement, d’accéder aux marchés d’exportation de cellules photovoltaïques, de biocarburants et de turbines éoliennes. Il est certain que pour l’éthanol, les préoccupations ont rapport aux tarifs et autres barrières douanières, et non à la propriété intellectuelle. Du côté du photovoltaïque, il est peu probable que le système de la propriété intellectuelle constitue un obstacle substantiel. Quant à l’énergie éolienne, elle peut donner matière à préoccupation, mais là encore, les problèmes liés à la propriété intellectuelle seraient probablement minimes.
Le monde assiste aussi à l’arrivée d’un nouveau mécanisme de transfert technologique dans lequel les pays en développement rachètent des entreprises de pays développés. Celui-ci s’accompagne toutefois d’un risque de concentration mondiale, notamment dans le secteur éolien, de sorte que le monde doit garder présent à l’esprit les risques liés à la cartellisation.
Les trois secteurs des énergies renouvelables examinés ci-dessus sont des exemples des questions importantes auxquelles ont à faire face les pays en développement. Doivent-ils renforcer leurs mécanismes de protection de la propriété intellectuelle afin d’encourager les investisseurs étrangers à leur transférer des technologies? Les observations faites à propos de ces secteurs semblent indiquer qu’une protection forte des droits de propriété intellectuelle peut être utile dans les pays en développement les plus avancés sur le plan scientifique et ne s’accompagne pas de risques notables. La réponse peut-être différente en ce qui concerne les nations plus pauvres.
Le rôle des subventions
L’étude des trois secteurs ci-dessus révèle aussi que le développement des technologies des énergies renouvelables et les impératifs économiques qui y sont liés nécessitent souvent l’intervention des gouvernements, sous la forme de subventions ou d’une réglementation (par exemple une loi imposant qu’un certain pourcentage de l’électricité du réseau soit produite à partir de sources d’énergie renouvelables). Les pays développés veulent généralement que leurs fabricants nationaux soient favorisés dans les accords de licence portant sur des technologies dont le développement a été financé avec l’aide de fonds publics. Il en résulte donc un désavantage pour les pays en développement. Il serait possible d’éliminer cette distorsion si les pays développés acceptaient de renoncer à leur favoritisme national lorsqu’ils concèdent des licences sur des inventions financées par le secteur public, au moins en ce qui concerne les technologies ayant une incidence sur l’environnement mondial. Cela se rapprocherait de la notion de “clause humanitaire” envisagée dans les domaines de la santé et de la nutrition. Il serait bien mieux que les pays développés aillent encore plus loin, c’est-à-dire qu’ils s’engagent à consacrer une portion de leur développement technologique aux besoins spéciaux des pays en développement et fassent en sorte que les entreprises de ces pays aient la possibilité de participer à ces efforts.
Éliminer les barrières commerciales
La chose la plus importante à faire, enfin, serait de lever les obstacles inutiles au commerce des carburants de source renouvelable. À moins que la planète ne décide de mettre en place une taxe mondiale sur le carbone, il est essentiel de subventionner les énergies renouvelables. À l’heure actuelle, toutefois, un grand nombre de mécanismes de subvention sont conçus pour répondre à des préoccupations nationales, notamment agricoles, et peuvent donc défavoriser les pays en développement. Il suffirait de structurer les interventions sur le marché de l’environnement d’une manière plus équitable pour stimuler le transfert de technologie aux pays en développement.
GIMP your hands
Le Septox organise un concours de realisations graphiques avec GIMP (pour vos mains) : GIMP your hands !!!
Les thèmes:
- les logiciels libres: le monde du libre
- l’Afrique et l’Internet
- le camerounais
Les regles du concours:
Hormis Septox, tout citoyen de la terre peut participer au concours du moment qu’il peut se faire comprendre et echanger avec Septox pour plus d’amples informations: il est multitache en langues (francais, anglais ,allemand et un peu d’espagnol).
Vous devez créez une ou plusieurs images avec GIMP à enregistrer comme fichier xcf et png. Vos réalisations doivent avoir trait avec l’un des thèmes ci-dessus. Prière de mettre une note particulière dans le fichier.
Vos réalisations doivent avoir l’une des dimensions suivantes 480×60, 90×120, 31×88, 125×125, 240×120, 15×80.
Envoyez vos réalisations à gimp_challenge@wangandmin.com avant le 01/05/08.
Apres la date limite de réception, les réalisations seront publiées et le vote pourra commencer le 02/05/08.
la fin des votes est prévu le 19/05/08 a minuit.
Vos réalisations doivent si possible avoir une licence libre.
Le prix: Le gagnant recoit la somme de 20 euros mais Africa 2.0 a proposé d’augmenter le prix plus d’info après accord de Septox.
Le lien permettant aux internautes de voter la ou les meilleurs réalisations sera publie le 02/05/08.
ATB 2.0
L’Arab Tunisian Bank vient de rentrer dans l’univers de la Banque 2.0 en lancant un blog pour mettre en valeur les cartes de retrait et de paiement C’ jeune (pour les 13-18 ans) et C’ jeune plus (pour 18-25 ans). C’est un blog tenu par les jeunes pour les jeunes. Slim et Cyrine deux jeunes tunisiens ont gentiment accepté d’écrire de temps en temps des posts sur leurs « expériences » avec l’ATB, leurs avis sur les services de la banque et spécialement du club jeunes ATB. Il y’a déja pas mal de post avec des photos et vidéos prises par les jeunes.
Le club des jeunes ATB est une belle illustration de l’utilisation des blogs pour faire du marketing bancaire
Mboasu.com
Mboasu signifie en Douala, langue du littoral camerounais notre pays. Mais aussi le nom d’un nouveau service lancé par Patrick Nsoga a qui j’ai demandé de présenter son nouveau projet.
Bonjour Est ce que vous pouvez vous présenter?
Tout d’abord je tiens à vous remercier de la tribune que vous m’offrez ici afin de présenter le service Mboasu.com. Je me nomme Patrick Nsoga, je suis Camerounais et je suis Ingénieur Concepteur en Informatique à Paris.
Dites nous c’est quoi Mboasu.com?
Mboasu.com est un SAD ou Service A la Diaspora. SAD est un terme que j’ai lu sur le blog de Nino et je trouve qu’il résume assez bien ce nouveau genre de service. Mboasu.com est donc un service en ligne qui donne à la diaspora la possibilité d’envoyer des recharges de crédit téléphonique à leurs proches ou amis au pays. On sait tous le rôle d’aide que les personnes de l’extérieur apportent à la famille au pays. Cette aide se manifeste surtout sous forme de transfert d’argent. Aujourd’hui Mboasu.com propose d’envoyer un service, et parmi ceux qui font défaut, le choix s’est porté sur l’un des plus utiles et qui fait toujours plaisir: le crédit de communication.
Quels sont les services innovants que vous allez nous proposer dans les jours qui viennent?
A moyen terme nous souhaitons proposer de nouvelles destinations, notamment le Mali et la Côte d’Ivoire qui vont suivre bientôt. Et d’ici la fin de l’année, nous espérons couvrir un grand nombre de pays africains. Parallèlement, un certain nombre d’acteurs de l’internet à destination de la diaspora nous ont contacté afin de mettre en place des partenariats. Nous sommes donc entrain de développer une nouvelle gamme de services qui ouvrira en quelque sorte notre plateforme à de nouvelles utilisations. Un pilote est en cours avec l’un de ces acteurs et le résultat sera proposé à d’autres.
Est ce que le mobile banking est un axe sur lequel vous compter vous développer?
Le mobile banking est un axe que nous n’avons pas encore exploré. Il faut dire que pour l’instant nous avons déjà beaucoup à faire sur notre axe principal. Donc avant de se diversifier, nous nous devons de consolider notre coeur de métier.
Un dernier Mot?
Encore merci pour cette occasion qui j’espère aura apporté un peu plus de clarté sur le service Mboasu.com
Le Web 2.0 et le Developpement
Selon Wikipedia : « Le Web 2.0 se réfère à la seconde génération de communautés et de services en ligne tels que les réseaux sociaux ou les wikis qui visent à faciliter la collaboration et le partage entre les internautes. »
Claude leblanc, éditorialiste du hors série de Courrier International intitulé Révolution 2.0, introduit le concept de la manière suivante : « Les blogs, les sites de réseaux sociaux ou encore les Wiki ont permis au citoyen lambda de passer du statut de simple récepteur à celui d’émetteur-récepteur, l’encourageant ainsi à s’investir dans la société. »
De manière plus générale, c’est à la fois l’émergence des technologies Web dites « participatives », offrant la possibilité aux internautes de devenir acteurs du réseau, un taux de pénétration du réseau Internet de plus en plus important, et une certaine maturité des usages qui pourraient constituer ensemble une définition du « Web 2.0 ».
L’émergence des technologies participatives
L’émergence du contenu généré par l’internaute (« user-generated content »), transformant ce dernier en véritable acteur du réseau, s’explique par les évolutions récentes des technologies Web dites participatives. En particulier, la maturité des systèmes de gestion de contenu (CMS), et les solutions Open Source telles que Typo3, SPIP, Drupal ou encore ezPublish, permet aujourd’hui de développer un portail institutionnel ou communautaire avec peu de ressources humaines et financières. La plupart de ces solutions de gestion de contenu proposent des fonctionnalités participatives (inscription, commentaires, classement, forums…).
La vulgarisation des usages en matière de blogs, de Wikis ou plus simplement d”utilisation des forums et listes de discussion est aussi un facteur clé dans l’apprentissage de l’internaute et sa transformation en véritable producteur de contenu.
D’autres innovations plus ou moins récentes du Web confirment une profonde mutation du réseau avec des moyens de production et de diffusion de contenu toujours plus pertinents :
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Le format d’échange RSS
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La géo-localisation participative (identifier les acteurs, les projets…)
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La maturité des normes Internet dont L’UTF-8 (cette norme permet de produire des portails multilingues, dialectes compris, dans des langues non latines).
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La production audio et vidéo pour le Web accessible à tous (comme le podcasting).
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Les réseaux sociaux (comme Viadeo, dgCommunities, Facebook…) …
Le Web 2.0 pour le développement
Le Web 2.0 pour le développement consiste à appliquer ces technologies participatives et l’usage d’outils de production de contenu Web, à la fois plus performants et plus simples, au secteur du développement humain.
Des outils comme les portails collaboratifs et les réseaux sociaux en ligne sont particulièrement bien adaptés aux besoins de la société civile. Le portail collaboratif de la société civile et du développement au Maroc, Tanmia, génère par exemple quelques 300 000 visiteurs uniques par mois, les dgCommunities de la Fondation Development Gateway environ 800 000.
Les applications sont multiples. Il existe des expériences concrètes, comme l’implémentation d’un forum de discussion thématique, d’un blog sur les droits de l’homme dans un pays ou la presse ou Internet est censuré, en passant par le partage de contenu éducatif ou culturel sous licence libre (de type Creative Commons), la création d’une plateforme de formation à distance de logisticiens humanitaires, d’un télécentre communautaire ou encore d’une base de données des projets de développement partagée par tous les bailleurs d’un pays.
Un autre exemple plus marginal, car ne profitant pas directement aux utilisateurs finaux ou aux populations cibles, consiste a effectuer une recherche avec le terme “humanitaire” à l’aide de Google. La colonne de droite, qui correspond au programme AdWords de Google, affiche alors plusieurs campagnes de communication ou de sensibilisation mises en œuvre par des associations caritatives ou humanitaires. Médecins Sans Frontières, la Croix Rouge, le Secours Catholique et d’autres organisation exploitent ainsi de plus en plus le réseau et ses services publicitaires payants pour lever des fonds, trouver des volontaires, et plus généralement atteindre les objectifs de développement humain fixés par la structure.
Des arguments justifient l’appropriation rapide des technologies « Web 2.0 » par les acteurs du développement :
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La possibilité de créer des communautés virtuelles par thématiques.
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La nécessité de pallier à la problématique de distance géographique des acteurs.
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La réduction des coûts (transports et communication) .
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Une demande forte en échange de savoir et de bonnes pratiques.
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Une transparence accrue (entre bailleurs et/ou acteurs).
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Des technologies adaptées au plaidoyer et à la valorisation des actions mises en oeuvre.
Blog : le blog idées pour le développement.
Blog : RSF Blogs (par Reporters Sans Frontières).
Wiki : les ICT4D wikibooks de l’UNDP-APDIP.
Doona : le premier moteur de recherche à but humanitaire.
Le marketing en ligne appliqué au secteur du développement : levées de fonds (Secours populaire, MSF), recrutement de volontaires (la Croix Rouge), campagnes de sensibilisation… Oxfam UK a ainsi collecté 13 millions de livres sterling en ligne.
Le programme Youtube pour les organisations (non profit).
Un journal en ligne dédié aux TIC pour le développement comme par exemple ICT Update.
… de très nombreuses autres initiatives.
Exemple de réseaux sociaux et portails participatifs francophones dédiés au secteur du développement :
www.mediaterre.org
www.euforic.org
www.coordinationsud.org
www.rinoceros.org
www.infosud.org
www.unseulmonde.ca
www.intercoop.info
Orange Money
Orange money est un service de paiement qui aura comme medium le réseau de téléphonie mobile.
France Télécom maison mére de Côte d’ivoire Télécom annonce sur son site le lancement de l’expérimentation d’Orange Money en Côte d’Ivoire. Ce service de paiement et de transfert par téléphone mobile permet des opérations financières simples comme le dépôt, le retrait et le transfert d’argent, le règlement des factures courantes d’électricité ou de téléphone, ou encore les achats dans certains commerces. En Côte d’Ivoire où le taux de bancarisation est faible (7%), Orange Money aura comme objectif de simplifier la vie des clients d’Orange, notamment lorsque ceux-ci ne disposent pas de compte bancaire. Présenté lors de la dernière collection automne-hiver 2007 d’Orange, le pilote pourrait être étendu sur l’ensemble du territoire et à d’autres pays de la zone AMEA.
Zacharia TIEMTORE
Zacharia Tiemtoré vient de publir aux Editions L’Harmattan un ouvrage intitulé « Technologies de l’information et de la communication, éducation et post-développement en Afrique » Entre mythe de la technique et espoirs du progrès au Burkina Faso
J’ai commencé la lecture de ce livre il y’a quelques jours, même s’il est d’abord le résultat d’un travail de recherche il est surtout l’expression d’un regard africain sur une problématique africaine. C’est la vision d’un sociologue sur le sauvetage de l’Afrique par la technologie. C’est un travail qui merite d’etre lu et partagé. J’ai demandé Zacharia de répondre à quelques questions, voici ces réponses.
Bonjour est ce que vous pouvez vous présenter?
Bonjour, je suis Zacharia Tiemtoré et je crois appartenir à une jeunesse africaine qui entend désormais se définir à travers des compétences et des aspirations. En ce qui me concerne, je suis diplômé en sociologie et en sciences de l’éducation et j’ai des aptitudes avérées dans plusieurs domaines. Il s’agit entre autres de la communication, de l’ingénierie pédagogique, de l’ingénierie de projet et des technologies de l’éducation et de la formation.
Pourquoi avoir choisi d’écrire sur les NTIC et l’Education?
L’ouvrage que je viens de publier aux éditions l’Harmattan reprend une partie de mes travaux de doctorat et vise à contribuer à une meilleure connaissance des enjeux et exigences liés à l’intégration des technologies de l’information et de la communication dans l’éducation en Afrique. Parti du constat que l’éducation est le fondement incontournable de tout changement, il m’a semblé intéressant dans un environnement marqué par le progrès des TIC, d’étudier et d’analyser concrètement ce qui se faisait dans le secteur éducatif pour tirer profit du potentiel de ces technologies. J’ai été conforté dans ma démarche par le discours ambiant sur les TIC qui les présente comme un levier de développement pour les pays défavorisés. J’ai donc voulu, à partir d’une étude précise, interroger le nouvel espoir de progrès lié aux TIC dans l’éducation.
Quelle serait votre méthode pour réduire la fracture numérique?
Je commencerai par investir dans l’alphabétisation et la formation de masse. Ceci, parce que je reste persuadé que le milieu, dans le sens large du terme (physique, socioculturel, politique et économique), conditionne l’implantation et le devenir de toute technologie. Si donc on n’agit pas de sorte à faire évoluer les contextes en termes de compétences et de capacités, il est à craindre que l’outil technologique ne réussisse pas à faire de miracles. A côté de l’effort de scolarisation générale, il est important de continuer à former des spécialistes des TIC, afin de concevoir et proposer des solutions techniques qui ne heurtent pas les spécificités sociales et culturelles des pays du sud. Le déchirement identitaire n’a jamais favorisé l’émancipation assumée des peuples. Il y a une troisième piste d’action pour aller vers la réduction du fossé numérique : celle de la production de contenus attrayants pour les populations du sud et africaines en particulier. Cela implique de réfléchir à exploiter davantage le multimédia et les langues locales, afin de prendre en compte l’oralité qui caractérise de nombreuses communautés en Afrique.
Pensez vous que les Africains doivent adapter les NTIC ou alors reprendre les modèles qui marchent ailleurs?
Les Africains doivent adapter des modèles qui marchent ailleurs, mais doivent surtout inventer et concevoir des modèles in situ, c’est-à-dire à partir des milieux naturels respectifs. Je suis convaincu par exemple que dans le domaine des technologies éducatives, l’importation n’est pas la meilleure solution. Il faut se saisir certes des outils qui existent, se les approprier et ensuite fonder des usages propres à partir de projets cohérents.
Un dernier mot?
Merci de m’avoir ouvert votre blog et de vous être intéressé à l’intégration des TIC dans l’éducation en Afrique. Je souhaite que nous soyons de plus en plus nombreux à y accorder de l’importance, afin qu’à travers des échanges féconds, nous tentons d’apporter des réponses appropriées aux multiples attentes de notre continent.
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