Africa 2.0

Le Blog de l’Afrique innovante, volontaire et positive

Le Web 2.0 et le Developpement

with one comment

Selon Wikipedia : « Le Web 2.0 se réfère à la seconde génération de communautés et de services en ligne tels que les réseaux sociaux ou les wikis qui visent à faciliter la collaboration et le partage entre les internautes. »

Claude leblanc, éditorialiste du hors série de Courrier International intitulé Révolution 2.0, introduit le concept de la manière suivante : « Les blogs, les sites de réseaux sociaux ou encore les Wiki ont permis au citoyen lambda de passer du statut de simple récepteur à celui d’émetteur-récepteur, l’encourageant ainsi à s’investir dans la société. »

De manière plus générale, c’est à la fois l’émergence des technologies Web dites « participatives », offrant la possibilité aux internautes de devenir acteurs du réseau, un taux de pénétration du réseau Internet de plus en plus important, et une certaine maturité des usages qui pourraient constituer ensemble une définition du « Web 2.0 ».

L’émergence des technologies participatives

L’émergence du contenu généré par l’internaute (« user-generated content »), transformant ce dernier en véritable acteur du réseau, s’explique par les évolutions récentes des technologies Web dites participatives. En particulier, la maturité des systèmes de gestion de contenu (CMS), et les solutions Open Source telles que Typo3, SPIP, Drupal ou encore ezPublish, permet aujourd’hui de développer un portail institutionnel ou communautaire avec peu de ressources humaines et financières. La plupart de ces solutions de gestion de contenu proposent des fonctionnalités participatives (inscription, commentaires, classement, forums…).

La vulgarisation des usages en matière de blogs, de Wikis ou plus simplement d »utilisation des forums et listes de discussion est aussi un facteur clé dans l’apprentissage de l’internaute et sa transformation en véritable producteur de contenu.

D’autres innovations plus ou moins récentes du Web confirment une profonde mutation du réseau avec des moyens de production et de diffusion de contenu toujours plus pertinents :

  • Le format d’échange RSS
  • La géo-localisation participative (identifier les acteurs, les projets…)
  • La maturité des normes Internet dont L’UTF-8 (cette norme permet de produire des portails multilingues, dialectes compris, dans des langues non latines).
  • La production audio et vidéo pour le Web accessible à tous (comme le podcasting).
  • Les réseaux sociaux (comme Viadeo, dgCommunities, Facebook…) …

Le Web 2.0 pour le développement

Le Web 2.0 pour le développement consiste à appliquer ces technologies participatives et l’usage d’outils de production de contenu Web, à la fois plus performants et plus simples, au secteur du développement humain.

Des outils comme les portails collaboratifs et les réseaux sociaux en ligne sont particulièrement bien adaptés aux besoins de la société civile. Le portail collaboratif de la société civile et du développement au Maroc, Tanmia, génère par exemple quelques 300 000 visiteurs uniques par mois, les dgCommunities de la Fondation Development Gateway environ 800 000.

Les applications sont multiples. Il existe des expériences concrètes, comme l’implémentation d’un forum de discussion thématique, d’un blog sur les droits de l’homme dans un pays ou la presse ou Internet est censuré, en passant par le partage de contenu éducatif ou culturel sous licence libre (de type Creative Commons), la création d’une plateforme de formation à distance de logisticiens humanitaires, d’un télécentre communautaire ou encore d’une base de données des projets de développement partagée par tous les bailleurs d’un pays.

Un autre exemple plus marginal, car ne profitant pas directement aux utilisateurs finaux ou aux populations cibles, consiste a effectuer une recherche avec le terme « humanitaire » à l’aide de Google. La colonne de droite, qui correspond au programme AdWords de Google, affiche alors plusieurs campagnes de communication ou de sensibilisation mises en œuvre par des associations caritatives ou humanitaires. Médecins Sans Frontières, la Croix Rouge, le Secours Catholique et d’autres organisation exploitent ainsi de plus en plus le réseau et ses services publicitaires payants pour lever des fonds, trouver des volontaires, et plus généralement atteindre les objectifs de développement humain fixés par la structure.

Des arguments justifient l’appropriation rapide des technologies « Web 2.0 » par les acteurs du développement :

  • La possibilité de créer des communautés virtuelles par thématiques.
  • La nécessité de pallier à la problématique de distance géographique des acteurs.
  • La réduction des coûts (transports et communication) .
  • Une demande forte en échange de savoir et de bonnes pratiques.
  • Une transparence accrue (entre bailleurs et/ou acteurs).
  • Des technologies adaptées au plaidoyer et à la valorisation des actions mises en oeuvre.

Quelques exemples concrets

Blog : le blog idées pour le développement.

Blog : RSF Blogs (par Reporters Sans Frontières).

Wiki : les ICT4D wikibooks de l’UNDP-APDIP.

Doona : le premier moteur de recherche à but humanitaire.

Le marketing en ligne appliqué au secteur du développement : levées de fonds (Secours populaire, MSF), recrutement de volontaires (la Croix Rouge), campagnes de sensibilisationOxfam UK a ainsi collecté 13 millions de livres sterling en ligne.

Le programme Youtube pour les organisations (non profit).

Un journal en ligne dédié aux TIC pour le développement comme par exemple ICT Update.

… de très nombreuses autres initiatives.

Exemple de réseaux sociaux et portails participatifs francophones dédiés au secteur du développement :

www.mediaterre.org
www.euforic.org 
www.coordinationsud.org 
www.rinoceros.org 
www.infosud.org 
www.unseulmonde.ca 
www.intercoop.info

Source

Publicités

Written by africa2point0

mars 25, 2008 à 8:07

Publié dans Uncategorized

Une Réponse

Subscribe to comments with RSS.

  1. Le web 2.0 est une fabuleuse invention. A nous d’en profiter pour faire progresser l’humanité. D’un point de vue scientifique, tant que l’accès à internet sera libre, le monde ne peut progresser que vers plus de démocratie. Usons et abusons des sites d’expression citoyenne comme Issuepedia. http://fr.issuepedia.org

    seb110

    mars 25, 2008 at 10:58


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :