Africa 2.0

Le Blog de l’Afrique innovante, volontaire et positive

Le Logiciel Libre une chance pour les pays en voie de developpement?

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Il n’est pas très facile d’écrire sur les logiciels libres tant le sujet est entouré de passion et de polémique (Nino, Ti Aya je vous attends). Et pourtant sans tomber dans ces deux travers, il est important d’examiner sous un autre regard le potentiel que dire l’opportunité que représentent les logiciels libres pour les pays en voie de développement et voir dans quelle mesure ils pourraient les utiliser dans différentes secteurs de la vie quotidienne.

Le premier secteur qui bénéficie du potentiel des logiciels libres est celui de l’économie. Les entreprises utilisant les logiciels libres font des économies dans l’achat des licences logicielles, la barrière d’entrée sur le marché est basse pour celles qui démarrent mais la valeur ajoutée est plus importante parce que tout est fait par les équipes locales qui développent les produits. Avec la baisse de prix du matériel, le développement des logiciels dans les pays en voie de développement peut offrir de réelles opportunités en termes de revenu de part de marché et d’opportunités. L’autre secteur promoteur est celui de l’éducation. Les logiciels libres offrent un accès universel au code source du logiciel et permettent à certains de contribuer à son développement et de modifier ce dernier. Ceci n’est pas le fort des informaticiens africains qui n’ont que tres peu de contributions dans les projets logiciels à code source ouvert. Néanmoins ces derniers peuvent se servir des logiciels libres pour bâtir une infrastructure permettant aux étudiants d’appliquer les savoirs théoriques et créer une main d’œuvre qualifiée dans le développement logiciel. La culture, corolaire de l’éducation n’est pas en reste. Le développement et l’utilisation des logiciels libres peuvent contribuer à la sauvegarde des acquis culturels des pays africains. Les logiciels libres permettent ainsi une meilleure adaptation des services et produits informatiques aux spécificités locales (traductions en langues locales, prise en compte des valeurs et des codes des sociétés africaines). Les communautés qui travaillent pour les logiciels à code ouvert sont liées par des valeurs caractéristiques des sociétés africaines. Lorsque l’on parle du continent il vient à l’esprit les valeurs de partage, collaboration, communauté et développement social de tous, ces valeurs sont le fondement même des sociétés traditionnelles africaines, le partage de ces valeurs venant du monde libre pourrait peut être accélérer le développement économique et social de l’Afrique. Malgré tout ce potentiel le logiciel libre fait face à de nombreux challenges.

Les éditeurs de logiciels sont de plus en plus présents en Afrique là où le taux de piratage de leurs produits sont tres élevés, ce qui ne profite pas aux logiciels libres par manque de vulgarisation. Les communautés « Open Source » africaines n’ont pas la masse critique nécessaire pour faire face à la concurrence dans les administrations et les grandes entreprises privées grandes consommatrices de logiciels. Le manque d’éducation est aussi un frein malgré quelques initiatives comme l’enseignement du langage de programmation PHP dans les classes informatiques au Cameroun. Les projets libres ont besoin d’une bonne infrastructure web pour leur développement leur distribution et éventuellement rétribution on ne peut pas dire que c’est le cas en Afrique.

Les logiciels libres c’est la liberté pour les pays pauvres mais de quelle liberté parle-ton? La liberté de ne pas innover par manque de maitrise des outils, la liberté de suivre les autres sans jamais rien créer à cause du manque de compétences? Le libre en Afrique ne reste confiner qu’au niveau de certaines antennes d’associations occidentales qui essaient d’augmenter leur influence. Les chinois sont en train de créer leur distribution Linux. L’Inde est le nouvel El dorado parce qu’il a réussi à former des ingénieurs capables d’utiliser n’importe quel langage de développement et n’importe quel système. Alors pour le développement de l’industrie informatique africaine le vrai défi c’est la formation et la vraie liberté c’est la liberté du choix entre libre et propriétaire.

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Written by africa2point0

février 14, 2008 à 1:39

Publié dans Uncategorized

19 Réponses

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  1. L’opportunité d’apprendre l’informatique sans avoir devant soi une boite noire dont on ne sait le contenu. Une façon de voir comment on code un OS, un antivirus, un firewall, un langage de programmation; sans devoir recommencer tout le processus depuis les années 70. Voilà comment je vois le libre.
    Tu mélanges innovation, choix de la licence, formation. Là, on va s’embrouiller.

    On ne demande pas (loin de là) à l’Afrique de juste consommer les logiciels libres, et c’est à ça que tu sembles arrêter ta réflexion.
    Le débat est uniquement sur l’ADOPTION ACTUELLE du libre ou du propriétaire, pas sur la PRODUCTION. L’Afrique a le droit de produire du propriétaire, mais pour ça, il faut des ingénieurs formés; et ça ne semble pas pour demain.

    Comme on n’en est pas là (hélas), dans l’immédiat, le choix est sur l’ADOPTION (au sens de l’ACHAT) des logiciels extérieurs; et là, je milite pour ceux qui sont LIBRES.

    Et comment former un ingénieur à fabriquer des logiciels si tu n’as pas d’exemples concrets à lui montrer parce que propriétaire? Eh bien, tu prends pour sa formation, ceux qui sont libres.

    Tu vas lui demander d’innover à partir de rien? Être étudiant ne veut pas dire être créateur. Regarde nous ici, combien innovent dans le cadre de leurs études ou après?

    Pour moi, le libre sert de rampe de lancement.
    Après, si un développeur africain décide de rendre propriétaire son code, ça ne me gêne pas, je l’encourage même.

    Donc, le libre, moi en tout cas, je le positionne ailleurs.
    Quant au problème de la formation, je me demande ce qu’il vient faire là; puisqu’il n’a rien à voir avec le débat libre#propriétaire.
    Le fait qu’il faille former est acquis; la question du contenu, c’est autre chose.

    Mais bon, on débat, on débat, les décideurs n’en sont pas là, et suivent ce qu’on leur impose via des dons de riz, de médicaments ou un peu d’argent.
    De plus, les ingénieurs de Poly à Ydé par exemple, qui sont sur place, semblent presque avoir tranché depuis longtemps, et penchent pour le libre. J’imagine qu’ils maitrisent mieux les tenants et les aboutissants de cette problématique.

    La jeunesse africaine globalement milite pour le libre, on ne peut pas croire qu’elle est complètement conne.

    Nino

    février 14, 2008 at 8:14

  2. La Jeunesse africaine conne? qui a dit ca? Nino ne me fait pas dire ce que je n’ai pas dit lol. C’est vrai que dans mon post j’aborde plusieurs points: les domaines d’application des logiciels libres, la formation, l’innovation et tu t’y perds peut etre, mais le sujet est si vaste.
    Mais je continue a penser que la meilleure maniere d’aborder ce sujet reste le pragmatisme. Il ne faut pas se rejouir du fait que les étudiants de Poly soient monoculture c’est là le danger selon moi, ils ont beau choisi les LL aucun ne sait coder un compilateur digne de ce nom lol (je sais j’y vais fort) mais c’est vrai…

    Une petite polémique à 12000 kms ca fait de temps en temps du bien lol

    Etum

    février 15, 2008 at 10:12

  3. Le sujet est vaste? Quel sujet? Tu abordes des sujets différents.
    Libre ou propriétaire, la formation et l’innovation restent à problématiques à résoudre.
    Si tu veux aborder l’adoption globale des NTIC en Afrique, alors oui, là, tu peux tout aborder.

    Les étudiants de Poly (même en Info) ne sont pas tous des développeurs….L’informatique sert aussi à être juste utilisée et monitorée dans les entreprises où ils sont.
    Là, encore, je vois mal le rapport entre le libre et « ne pas savoir coder un compilateur digne de ce nom »…Tu veux dire qu’en adoptant les logiciels propriétaires, ils sauraient coder des compilateurs dignes de ce nom?

    Le libre n’est pas une culture, l’adopter c’est choisir une voie. Un peu comme l’Angleterre ne peut pas être communiste et libérale à la fois, ou le Cameroun ne peut pas (ne veut pas) être un régime présidentiel et un régime monarchique à la fois.
    A un moment donné, il faut choisir sa position, mais le choix n’est pas définitif suivant les sujets.

    Pour moi, le manque de moyens (essentiellement) et de personnes formées (tout court, libre ou propriétaire) obligent les PME, les écoles, les cliniques privées, les armées, les ministères, les banques, les tours opérateurs, les cybercafés à pirater des logiciels propriétaires.
    Face à ça, tu proposes quoi?
    C’est ça le pragmatisme; on fait comment là maintenant?

    Nino

    février 15, 2008 at 11:59

  4. On fait comment? Comme je te l’ai toujours dit on s’arrete on refléchi et on voit ce qui repond le mieux à son besoin. Si c’est le libre on prend, si c’est Oracle on paye. Ce n’est pas compliqué Man. Pour utiliser les logiciels piratés il faut bien savoir les utiliser non?

    « Là, encore, je vois mal le rapport entre le libre et “ne pas savoir coder un compilateur digne de ce nom”…Tu veux dire qu’en adoptant les logiciels propriétaires, ils sauraient coder des compilateurs dignes de ce nom? »

    Non je veux juste dire que le choix du libre ne change rien justement.
    Il faut développer les formations pour permettre à une part toujours plus importante de la population de maîtriser les nouveaux outils technologiques et informatiques, tous les outils bien sur et ne pas en exclure.

    Etum

    février 15, 2008 at 12:37

  5. Etum, je vais essayer de répondre sans rentrer dans l’éternelle polémique. Mais avant je remarque que ton post est un joyeux mélange d’affirmation que le co-signe et que je co-signe pas.

    La première que je co-signe pas est celle-ci: Le premier secteur qui bénéficie du potentiel des logiciels libres est celui de l’économie..
    Pour moi, c’est pas l’économie, mais l’éducation. Contrairement aux LP, les LL rendent beaucoup plus simple l’apprentissage. La formation par la pratique, comme qui dirait. C’est le seul point sur lequel les LL battent les LP à plate couture.

    Ensuite, seulement, on peut parler prix et de son pendant, la qualité. Il existe de très bons et de très mauvais logiciels libres comme propriétaires. Par conséquent, ce n’est généralement pas là que la différence se fait, en particulier pour les business customers. Les deux points importants sont le support, et la pérennité. L’utilisateur veut d’abord savoir que s’il se retrouve avec un système en panne, il y aura quelqu’un pour le sortir de là, peu importe le prix. Ensuite, il ne veut pas se retrouver avec un soft que personne ne fait plus évoluer.
    Sur ces deux points, les LL rattrapent progressivement les LP, sachant qu’à terme ils auront l’avantage d’une plus grande évolutivité, et d’une plus grande réactivité grâce à la communauté de développeurs. Un LL a de par sa nature moins de chance de mourir qu’un LP, ses défauts sont plus rapidement détectés et corrigés, etc.

    Quant à l’Afrique, eh bien je suis content de voir que tu as utilisé les deux mots qu’il faut: potentiel, et opportunité. Un potentiel (ou une opportunité) ne se transforme pas tout seul en avantage concret. Ca demande de l’investissement et compétences et en finances. C’est pour ça que à notre niveau, on se bat avec des projets comme Easynet, ou Diofap (dans une moindre mesure, hein Nino).

    Bon, Etum, pour le dernier paragraphe de ton post, on a bien dit qu’on ne polémiquait pas, nessa?

    Ti Aya

    février 15, 2008 at 1:51

  6. Erratum, dans mon post précédent, lire Ca demande de l’investissement en compétences et en finances

    Ti Aya

    février 15, 2008 at 1:54

  7. Ti Aya,
    Qui polémique? lol gars il fallait trouver un sujet pour oublier la défaite des ILICS

    Etum

    février 15, 2008 at 6:11

  8. Loool Etum lepp nous le sable aux yeux.
    Comme Ti Aya te commot le grand-frère de la contre attaque argumentative bétonnée à l’argumentation (ahem, lepp man, il y’a des jours comme ca. Et pourtant j’ai pas fumé le djapp), bref, comme Ti Aya te sort la touche, tu commences à bring les lions dans les ways du logiciel libre?

    Mais sinon je suis d’accord avec l’argumentation de Ti Aya.
    Et pour répondre à la question de ton post, Etum, oui, le logiciel libre est une chance pour les pays en voie de developpement.

    Eddy

    février 16, 2008 at 5:19

  9. Eddy,
    héHé je ne fuis jamais le débat. Wait je recame

    Etum

    février 16, 2008 at 5:37

  10. Etum, je vois que ton weekend donne, God vous aime seuls.

    Eddy

    février 16, 2008 at 7:18

  11. droit algerian

    mahfoud

    février 16, 2008 at 10:53

  12. Hello à tous,

    Premièrement, ça me fait plaisir que la question du Logiciel Libre occupe les pensées des gens qui parlent d’Afrique, et de tiers-monde en général.

    Tout d’abord, avant de rentrer dans le débat (à dépassionner), j’aimerais rappeler que UBUNTU, la distribution Linux la plus utilisée dans le monde aujourd’hui sur les postes clients, et la plus aboutie au sens facilité d’utilisation, vient d’Afrique du Sud !

    Ubuntu étant un mot Zulu, exprimant une philosophie africaine selon laquelle nous sommes ce que nous sommes à travers les autres. Plus d’infos ici : http://en.wikipedia.org/wiki/Ubuntu

    Ce qui rejoint un peu l’idée de tradition communautaire exprimé par NTIC dans son premier post.

    Ensuite j’aimerais démystifier l’aspect économique du Logiciel Libre :

    – L’idée selon laquelle migrer vers des solutions Libres représente une économie est fausse, surtout pour les entreprises. Car en effet, les coûts allégés de l’achat des licences, se transforme en coûts indirects de formation, de prise en main et donc de ralentissement de l’entreprise, et sont même souvent supérieurs.

    – Ensuite le vrai avantage économique du Logiciel Libre est réservé aux professionnels de l’informatique et surtout du Software Engineering, qui passent d’un économie de Produit à une économie de Services : On ne vent plus le produit (logiciel) mais le temps passé. On capitalise également puisqu’un même travail peut servir de base à plusieurs clients et peut être refacturé plusieurs fois.

    Par ailleurs, quant à la question de savoir si le Logiciel Libre est ou non une bonne chose pour l’Afrique (et le tiers-monde en général) la réponse est clairement OUI :

    – Encore une fois, pas parce que c’est cool de se procurer des logiciels « gratuits », mais pour la question du TRANSFERT DE TECHNOLOGIES ! que les magnats du software engineering ont toujours voulu nous vendre, et ne pas nous divulguer.
    Les solutions Libres sont largement documentées, et le code source est OUVERT, ce qui permet aujourd’hui à des milliers d’étudiants, d’ingénieurs de nos pays d’étudier, de tester et comprendre des technologies que Cisco, Oracle, Microsoft et autres se contentaient de nous vendre…

    – Et bien sûr, ces géants, qui eux sont bien conscients du fait qu’aujourd’hui ils sont remplaçables, sont maintenant obligés d’adopter une autre politique vis à vis de ces pays, et de divulguer plus d’infos etc.

    Pour conclure, toute découverte scientifique ou savoir, non condamné par une licence ou un brevet est bénéfique pour l’être humain, le scientifique et le chercheur, car cela permet de démarrer de là où d’autres se sont arrêtés pour FAIRE AVANCER A SCIENCE !!

    Djamel

    février 21, 2008 at 12:34

  13. – L’idée selon laquelle migrer vers des solutions Libres représente une économie est fausse, surtout pour les entreprises. Car en effet, les coûts allégés de l’achat des licences, se transforme en coûts indirects de formation, de prise en main et donc de ralentissement de l’entreprise, et sont même souvent supérieurs.

    Attention! Ne reprenons pas machinalement pour le compte de l’Afrique ce genre d’arguments qui sont spécifiques au contexte européen. Comme il y a beaucoup moins d’offres de formation sur les LL, la loi du marché veut que les tarifs soient plus élévés.
    Donc, uno, avec la multiplication de l’offre, cette affirmation est de moins en moins vraie en Europe. Deuxio, aucune étude à ma connaissance n’a montré que cette affirmation est vraie en Afrique.

    Ti Aya

    février 24, 2008 at 10:50

  14. Tertio tu es sur?

    Etum

    février 24, 2008 at 12:15

  15. L’idée selon laquelle migrer vers des solutions Libres représente une économie est fausse, surtout pour les entreprises. Car en effet, les coûts allégés de l’achat des licences, se transforme en coûts indirects de formation, de prise en main et donc de ralentissement de l’entreprise, et sont même souvent supérieurs. –fin-de-citation

    Je ne comprends pas bien cet argument. Est-ce qu’il n’y a pas de coût de formation quand tu achetes ailleurs?? Quelque soit le produit il faudrait bien y former des gens non?
    Est-ce que c’est parce que j’ai acheté Lotus Notes, par exemple. que mes gens n’auront pas besoin de formation?

    Eddy

    février 24, 2008 at 10:28

  16. Réponse @ Eddy,

    Si bien sûr, mais je parle ici de « migration ».

    Aussi cela suppose qu’il y avait déjà une solution propriétaire à laquelle le personnel avait déjà été formé, et pour laquelle les employés avaient déjà leurs réflexes etc.

    Aussi le fait de migrer vers une solution Libre, signifie abandonner ses acquis, et se re-former sur la nouvelle solution.

    Par ailleurs, pour la plupart des solutions propriétaires, les employés ont, dans la grande majorité des cas déjà une formation, avant d’être recrutés. Exemples : ce n’est pas en entreprise qu’un comptable apprend à utiliser SAGE, il a déjà été formé avant, un graphiste connaît déjà Photoshop…

    Ensuite concernant ton exemple sur Lotus Notes, « tes gens » n’auront pour utiliser Lotus Notes qu’à savoir comment faire du mail, de l’intranet, partager des emplois du temps et faire de la gestion de projet, j’espère pour toi qu’ils en auront déjà entendu parler avant que tu les recrutes et leur achètes Lotus Notes lol 🙂

    Ceci étant dit, cette argumentation sert juste à démystifier l’idée reçue selon laquelle opter pour le Logiciel Libre représente des économies de licences, mais je reste convaincu du fait que le Libre soit une solution d’avenir !

    Djamel

    février 26, 2008 at 1:58

  17. djamel tu dit que l’utilisation de logiciel libre en entreprise demande une formation, mais si il utilise ses meme logiciel libre en école, car c’est aussi la question pausé ^^ alors il n’y a pas de différence avec le logiciel payant, qui il est vrai est plus commun en europe donc nécessite moins souvent une formation.

    sios

    mars 12, 2008 at 7:47

  18. Tout à fait Sios, d’où l’intérêt de faire en sorte que les LL soient également utilisés dans les universités.

    Ti Aya

    mars 13, 2008 at 9:07

  19. dfhk

    Anonyme

    décembre 7, 2008 at 4:53


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