Les DRMs peuvent ils sauver les artistes africains?
La piraterie est en train de tuer les artistes africains sans que les pouvoirs publics ne réagissent, je lisais ce matin encore une interview de Beko Sadey qui déclarait qu’elle avait deux albums prêts mais qu’elle ne voulait pas les sortir pour cause de piraterie. Quel dommage ! Au delà des moyens répressifs que peuvent prendre les autorités compétentes est ce que l’on ne pourrait pas envisager des pistes technologiques pour essayer d’endiguer la piraterie, je pense notamment aux DRMs.
Un DRM (Digital Rights Management) est un programme inséré dans certains CD et DVD que vous achetez, et dans tous les fichiers que vous téléchargez sur les plateformes commerciales. Ils servent à contrôler la copie des CD ou des fichiers que vous avez achetés La DRM est issue d’un constat très simple : les supports numériques sont particulièrement propices à la copie : il suffit d’un clic de souris pour dupliquer le contenu d’un fichier sur un autre support. D’où l’intérêt de crypter ces fichiers en mode natif, pour qu’on ne puisse les lire qu’avec un lecteur adapté et sécurisé. Leur utilisation ne va pas enrayer totalement la piraterie en Afrique mais je suis sur qu’elle la réduira considérablement.
Je connais l’aversion de certains pour cette technologie mais devant l’ampleur des dégâts en Afrique l’utilisation des DRMs est une piste sérieuse à envisager. Le débat est ouvert.
Tout a fait d’accord, il faut vraiment faire quelque chose pour lutter contre la piraterie.
Sila Kayo
janvier 15, 2007 à 8:01
Le problème est que les CDs de Beko Sadey sont fabriqués en Europe, pas en Afrique. C’est en Europe que sont cassés les codes de cryptage, pas en Afrique (sauf le Maroc qui parvient à casser les codes de Canal Horizons et de TPS).
ainsi, si elle met des DRMs sur ses CDs, il faudra que les casseurs (occidentaux en général) ne s’y attaquent pas. Ce qui m’étonnerait grandement.
Le piratage en Afrique se “résume” à graver des CDs déjà piratés. S’il faut combattre quelque chose en Afrique, c’est le gravage.Il ne faut pas prendre le problème en aval.
Si les artistes africains produisaient leurs CDs en Afrique, le problème se poserait en Afrique. Mais ils le font en Occident.
Nino
janvier 16, 2007 à 8:29
Nino,
Je ne vois pas l’interet qu’ont les casseurs occidentaux à casser les CDs africains sauf si ce sont les producteurs africains que mettent le propre business en péril. Par contre je pense que les artistes africains doivent maitriser la chiane de production.
africa2point0
janvier 16, 2007 à 4:50
Exactement le même intérêt qu’ils ont à casser les DRMs actuels, à pirater les banques, à rentrer dans le système du Pentagone,ou à utiliser les PCs mal protégés d’Afrique comme PCs zombies! L’intérêt de casser un code souvent, avec des possibilités de se faire de l’argent pourquoi pas.
Je pense que je ferais une plus longue réponse en trackback
Nino
janvier 16, 2007 à 6:46
[...] ready but would not release them because of bootlegging. How sad! … Can’t we explore technological solutions to fight bootlegging such as Digital Rights Management?” Alice [...]
Global Voices Online » Blog Archive » Can Digital Rights Management Save African Artists from Copyright Infringement?
janvier 17, 2007 à 9:48
DRMs et musique africaine
Cet article présente quelques réflexions sur les DRMs et leur aptitude à protéger les artistes africains, voire même les artistes tout court.Je l'ai écrit après avoir lu l'article sur Africa 2.0, …
Nino's Blog: le blog de l'Afrique
janvier 18, 2007 à 9:01
Les DRM ne servent absolument à rien dans la lutte contre le piratage. Leur seule utilité est d’imposer la platforme Microsoft (ou Apple ou autre) aux utilisateurs, ce qui n’a rien à voir avec le piratage.
Les gens qui veullent pirater continuent de pirater. Contourner une DRM se fait assez simplement pour quelqu’un qui veut le faire, ca ne fait qu’ennuier les utilisateurs honnetes qui ne peuvent pas écouter la musique qu’ils ont acheté comme ils veullent (et ils sont alors tentés de passer par le piratage, qui n’impose pas ces limitations). Il suffit qu’une seule personne prenne le temps de se debarrasser de la DRM pour qu’elle le mette a disposition pour tout le monde sans DRM sur un reseau Peer to Peer.
boklm
février 3, 2007 à 11:51